|
A découvrir
Campagne membre |
L’AUBERGE AVEYRONNAISE 14,5/20
Si vous vous trouvez dans le quartier de Bercy, voici une adresse sûre. Fuyez les restaurants de la Cour Saint-Emilion, souvent surfaits, faux et surtout excessivement chers pour une qualité très décevante. Allez plutôt à l’Auberge aveyronnaise, grand classique du 12e arrondissement parisien. Voici une véritable bonne adresse qui offre la garantie d’un repas gourmand pour une bourse tout à fait correcte. On peut s’y rendre sans hésiter et découvrir une cuisine qui fait honneur aux traditions. La salle est vaste, on peut donc tout à fait y venir nombreux. Je conseille cependant de réserver car la réussite de cette adresse est bien connue. Le décor est du genre rustique, pierres apparentes et nappes à carreaux, il faut aimer. Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé mais cela a le mérite de ne pas faire dans le traditionnel en toc ou dans le design glacé. Et cela colle parfaitement à la cuisine proposée et offre une ambiance chaleureuse. NOTRE SOIRÉE L’accueil est sympathique, le serveur se permet même de nous faire une petite blague, peut-être pas du meilleur goût mais sûrement pas si vilaine puisque je l’ai vite oubliée. On s’occupe rapidement de nous, le nombre de serveurs est adéquat. On nous conseille en entrée la spécialité maison que nous acceptons volontiers. La voici : FOIE GRAS DE CANARD POÊLÉ AU VELOUTÉ DE CHÂTAIGNES
Ce plat est un délice ! Le foie gras est bon, justement saisi, croustillant sur l’extérieur et très fondant à l’intérieur. Le velouté est d’une onctuosité sans pareille. L’alliance des deux est un bonheur de douceurs en bouche. Et les petites baies roses proposent un côté craquant très appréciable. Une excellente entame qui ravit notre appétit alors rugissant. Bien présenté avec cela. Tout bon ! Côté plats, la carte habituelle propose tous les classiques du genre avec en prime le fameux Aligot saucisse. Nous n’en prendrons pas ce soir mais pour l’y avoir déjà goûté, je vous le conseille sans hésitation. Entre Tripoux de la Naucelloise, Boudin de l’Aveyron, Côte de bœuf pour deux, Confit de canard, Chou farci, Jarret de porc et j’en passe, je me décide pour un Pavé de veau (label rouge du Ségala, Aveyron) sauce morilles. Ce soir-là, les plats du moment sont : Blanquette de lotte d’Erquy, Sauté de porc aux légumes, Pavé de biche sauce Grand-Veneur, Filet de lièvre façon Saint-Hubert, Salade aveyronnaise et le Carré d’agneau allaitons d’Aveyron aligot que choisit mon amie. PAVÉ DE VEAU SAUCE MORILLES
Le pavé est franchement copieux, je vais avoir du mal à le finir, mais pour un gros appétit c’est parfait. La sauce est bonne, je suis juste un peu déçue qu’il n’y en ait pas un peu plus et qu’il n’y ait pas de morilles entières. La viande est accompagnée de pommes de terre sautées. Les pommes de terre sont très bonnes et surtout très aillées. Il faut aimer et j’aime ! Gare aux Transylvaniens, ici on ne fait pas semblant avec l’ail ! On nous apporte même un petit pot d’ail haché au cas où on voudrait sa dose pour plusieurs semaines ! CARRÉ D’AGNEAU D’ALLAITONS D’AVEYRON ET ALIGOT
Ca donne envie, hein ? En tous cas, c’est aussi bon que ça en a l’air. La cuisson de l’agneau est réussie et la qualité du produit est certaine. Et l’aligot (purée de pommes de terre à la tomme fraîche d’Aubrac) tient toutes ses promesses.
En somme, deux plats bons et qui répondent vraiment à nos attentes. On se doute qu’ici les assiettes repartent toujours vides. LE DESSERT Comme pour l’entrée, nous allons partager. A la carte, plusieurs desserts traditionnels français, comme la Tarte Tatin, le Flan à la louche, la Crème brûlée à la vieille prune de Gayral ou encore la Tarte aux pommes façon grand-mère. Nous optons pour une coupe glacée avec glace aux noix, sauce caramel et chantilly. COUPE VALLÉE D’OLT
Bon, ok, vous allez finir par penser que je n’aime que les glaces en dessert. Mais quand c’est aussi bon que ce truc-là, on voit pas pourquoi on changerait. Servie avec un sachet de gavottes, la coupe vallée d’Olt est terrriibbble ! La glace à la noix est une charmante découverte, pas amère du tout. L’alliance de la crème, du caramel et de la noix est idéale. Pour terminer une photo « bonus ». Dans l’entrée du restaurant, vous pourrez admirer le millefeuille maison, que l’on peut déguster sur place ou à emporter. Question proportions, ça rigole moyen ! Tiens, on en avait oublié qu’il fallait passer à la caisse. Le petit bémol de la carte de l’Auberge Aveyronnaise, c’est son organisation. Il est donné un prix fixe pour les entrées, les plats, les desserts et les menus. Mais plus de la moitié de la carte comporte des suppléments ! C’est donc un petit casse-tête en début de repas si vous désirez évaluer la hauteur de votre addition. Je pense qu’en voulant donner une impression de prix abordables, le restaurant s’est trompé, personne n’aime commander un plat qui nécessite un supplément et là, c’est quasiment inévitable. Alors qu’en plus, au vu de la qualité, c’est très abordable. Nous nous en sortons pour 62 euros à deux soit 31 euros chacune avec une entrée, deux plats, un dessert et un pichet de vin de 46 cl (très correct au passage). CONCLUSION Nous avons passé un très bon moment. Mon amie a adoré le lieu et nous réitérerons l’expérience. Pourquoi pas venir en groupe, à 10, 12, 20 ! Je suis sûre que le lieu s’y prête très bien. Retenez que c’est une valeur sûre. CUISINE : 6,5/8 Rien à signaler, tout était bien, beau, bon. Copieux. Goûtu. Bien sûr, on n’est pas au Grand Véfour mais ce n’est pas l’originalité qu’on vient chercher ici. Et quand les cuistots ne se moquent pas de nous, ça mérite une bonne note. SERVICE : 2,5/4 « Normal ». Pas désagréable du tout. Des professionnels. La capacité d’accueil est bien gérée par une équipe compétente. Style bonne brasserie quo. Le principal est là. AMBIANCE/DÉCO : 2,5/4 A vous de juger. Ce n’est pas pour la déco qu’on vient mais pour l’ambiance assurément. Joyeuse, sympathique, chaleureuse. RAPPORT QUALITÉ-PRIX : 3/4 Bien. Très bien. Les quantités sont très honnêtes. La qualité est au rendez-vous. Si seulement ce rapport qualité-prix était un peu plus fréquent, nous serions des gastronomes heureux, j’vous dis ! TOTAL : 14,5/20 Une valeur sûre, j’vous dis ! L’auberge aveyronnaise 40 rue Gabriel Lamé 75012 Paris Tél. : 01 43 40 12 24 Fax : 01 43 40 12 15 Du mardi au samedi et le dimanche midi.
Le Lundi 30 Mars 2009Poster un commentaire
Le Youlin
Le YOULIN est un véritable COUP DE CŒUR, au point que je garderais bien ce bon plan pour moi toute seule. Un succès rapide ne m’étonnerait pas et comme la capacité d’accueil est petite, je crains qu’il ne faille d’ici peu réserver bien à l’avance ! Si vous avez une très grande faim et que vous voulez une grosse assiette pour vous caler en peu de temps, alors vous vous trompez d’adresse. Ici, le principe ressemble aux BARS À TAPAS espagnols mais EN VERSION JAPONAISE. On vient déguster de petites portions (mais du coup on goûte plein de plats !) en buvant du saké (du vrai, pas l’ignoble sirop de savon à 40° qu’on vous sert à la fin du repas dans les restos japonais à brochettes et sushis). Ce principe a un nom : L’IZAKAYA L’izakaya est tellement répandu au Japon qu’on pourrait l’assimiler au bistrot ou à la brasserie en France ou encore au pub dans les pays anglo-saxons… Les Japonais y vont souvent pour dîner ou même simplement boire un verre d’alcool.
Le Youlin est donc le seul isakaya de Paris et son CHARME est tout ce qu’il y a de plus AUTHENTIQUE. Difficile d’y rentrer par hasard car il est situé dans une rue peu fréquentée et sa façade en bois est très discrète. A l’intérieur, quelques chaises au comptoir et une petite vingtaine de places pour s’attabler. On se sent facilement chez soi et c’est très convivial. J’adore !
« Youlin » est le prénom de son propriétaire, un jeune homme de 28 ans d’origine sino-cambodgienne par son père et tunisienne par sa mère. Après avoir étudié au Japon, il est revenu en France et a racheté l’affaire, dont il a d’ailleurs conservé le bar d’origine assez particulier puisque les clients et les serveurs ne sont pas au même niveau (le plancher est plus bas derrière le bar). La cuisine de Youlin se veut « FRANÇAISE À LA MANIÈRE JAPONAISE ». La phrase est juste et les menus proposés offrent un excellent rapport qualité-prix. Visez un peu : 21 euros pour 5 plats et 35 euros pour 8 plats ! Evidemment, les portions sont en conséquence, on est là pour déguster, pas pour se baffrer ! Et c’est là toute la réussite de ce restaurant : permettre à chacun de goûter plusieurs PETITS DÉLICES pour un prix VRAIMENT RAISONNABLE et une QUALITÉ INDÉNIABLE.
NOTRE SOIRÉE AU YOULIN J’y vais accompagnée de deux amies. Nous avions réservé mais lorsque nous arrivons, notre place n’est pas encore disponible. On nous installe donc au comptoir en attendant et on nous propose de boire du saké. De là, nous disposons d’une vue ravissante sur le petit bar aux JOLIES BOUTEILLES COLORÉES.
Je vous invite à lire la page wikipedia sur le SAKÉ car tout vous expliquer serait trop long. Dites-vous juste que les variétés et les qualités sont aussi étendues que le vin (d’ailleurs le Youlin propose aussi une jolie carte de vins). http://fr.wikipedia.org/wiki/Saké On nous propose alors de CHOISIR NOTRE VERRE parmi ceux présentés. J’adore le principe.
La faim grandissante, nous décidons de rester au comptoir et commandons DES PLATS À PARTAGER. Pendant tout le repas, nous discuterons avec le patron, Youlin, d’une grande gentillesse et ravi de partager ses connaissances et son histoire.
LA CARTE DU JOUR (elle varie souvent) Nous commençons par le cappuccino aux shiitake (champignons). Nous sommes servies dans trois assiettes différentes afin de ne pas se servir dans la même. J’apprécie beaucoup l’attention et en plus, c’est TRÈS BON.
Ensuite, le foie gras poêlé au coulis de kaki. Aïe j’ai oublié de prendre une photo, mais c’était très joli et surtout DIVIN. Un foie gras de qualité et une association très intéressante avec le kaki. Viens le carré d’agneau sauce wasabi (également partagé à l’assiette). L’agneau étant ma viande préférée, JE M’EN RÉGALE. Avec du wasabi, c’est plutôt sympa. Je mets un petit bémol sur les haricots qui étaient vraiment fermes, je pense que c’était volontaire, mais c’était trop pour nous.
Puis, le parmentier de canard parfumé aux truffes. Dans le titre, TOUT EST DIT et c’est réussi.
Et enfin le risotto aux crevettes à la milanaise. CRÉMEUX ET GOURMAND à souhait !
Après tous ces plats partagés, on nous a offert le thé. Ce qui n’est jamais pour déplaire. L’HEURE DE L’ADDITION Au total, nous en avons pour 52,50 euros soit 17,50 chacune ! Il faut dire que le thé est offert et qu’à notre grande surprise, Youlin nous a offert le saké (on en avait pourtant repris un peu au cours du repas). Attention, je ne suis pas en train de vous dire qu’il le fait à chaque fois ! Mais cela en rajoute au plaisir que nous avons eu à y dîner. Et accentue notre envie d’Y RETOURNER ! CONCLUSION CUISINE : 6/8 Un véritable effort de présentation des plats, une cuisine savoureuse et parfois surprenante. Super ! SERVICE : 3/4 J’aurais mis 4/4 si la table que nous avions réservée était disponible. Tout le reste était parfait. Accueil irréprochable, patron vraiment sympathique, pas d’attente. AMBIANCE/DÉCO : 3/4 Dépaysant, chaleureux, bonne musique, sans fioriture de mauvais goût. Top. RAPPORT QUALITÉ-PRIX : 3,5/4 D’enfer. Suivant votre faim, commandez sans aucune hésitation le menu à 21 euros ou celui à 35 euros. Un rapport comme celui-là, c’est rare. TOTAL : 16/20 Vivement la prochaine fois. Restaurant isakaya Youlin 3 rue Valette 75005 Paris Tous les soirs de 19h à 23h Tél. : 01 43 26 05 32
Le Jeudi 05 Mars 2009Poster un commentaire
Chez Léna et Mimile Menu moléculaire 15/20
Non loin de la rue Mouffetard et caché de la foule, le restaurant Chez Léna et Mimile possède un charme certain. Créée en 1937, cette adresse plutôt familiale s’est transformée avec succès en bistrot haut de gamme. Le restaurant est divisé en plusieurs parties pour se restaurer. Elles sont toutes aussi agréables les unes que les autres mais si vous avez l’occasion d’y aller par une belle journée, réservez en terrasse, vous ne le regretterez pas. Côté bar
Côté verrière
Côté salle
La carte est très belle, notamment les charcuteries ibériques et les desserts signés Pierre Hermé (que je ne vous dévoile pas).
Mais aujourd’hui ce n’est pas la carte courante que je suis venue goûter (cependant, l’ayant déjà testée, je peux vous assurer qu’elle vaut le passage).
Depuis trois ans, le chef Christèle Gendre propose de la cuisine moléculaire selon les principes d’Hervé This (inventeur du genre). En période hivernale, on peut même venir déguster un menu entièrement dédié à la chose, le soir et moyennant 55 euros. C’est une somme importante pour un dîner, mais l’expérience vaut la dépense. Voici donc le menu Note à note.
Puisque nous sommes deux ce soir, nous allons pouvoir goûter à tous les plats ! C’est parti. Voici l’amuse-bouche.
Velouté de champignons, mouillettes de jaune d’œuf à 68° Le velouté est gourmand, mon ami s’en régale même alors que d’habitude il a du mal avec les champignons. Les mouillettes sont surprenantes. C’est donc du jaune d’œuf qui a cuit pendant une heure et demie à 68 degrés. Il est ainsi assez proche d’un œuf mollet mais on peut le manipuler et on le déguste à température ambiante et non chaud. C’est bon et c’est surtout très amusant ! Les entrées Carotte Chantenay, jus de fanes façon Louis Pasteur (acide tartrique) (en haut à droite dans l’assiette)
La carotte Chantenay est une carotte naturellement sucrée. Elle est cuite avec simplicité et on apprécie vraiment son goût savoureux. Le jus de fanes est, à ma grande surprise, vraiment bon, avec une texture très douce en bouche. Et l’acide tartrique est… acide ! En fait cela nous rappelle les bonbons que l’on mange enfant type têtes brûlées ou les grandes langues. L’effet est bien sûr beaucoup moins agressif, l’idéal est d’en mettre un peu moins que du sel, mais à chacun le plaisir de le doser et de provoquer ses papilles. Ce mélange de légume naturellement sucré et d’acide est très intéressant. Foie gras de canard, agar-agar de betteraves crues
L’agar-agar est un produit gélifiant obtenu à partir d’algues rouges. Travaillé avec la betterave crue, on obtient une très jolie couleur et un parfum qui se marie bien avec le foie gras. La réduction de vinaigre de framboise s’allie bien elle aussi. Mais surtout, c’est la qualité du foie gras qui nous épate. Un délice ! Une qualité rare qui ne s’oublie pas. En plus de cela, les quantités sont conséquentes. Les plats Demi magret de canard rôti, pomme de terre rissolées, radis red et green meat, bouchée de sauce à l’orange
La sauce a un goût prononcé, on sent bien le parfum de l’orange et il y en a assez pour en avoir encore quand on termine sa viande. Les légumes n’ont pas d’intérêt particulier si ce n’est qu’ils ajoutent, par les couleurs et la découpe, un côté esthétique fort plaisant. Le magret est cuit comme il faut mais je mettrais un petit bémol sur la tendreté qui manquait. La bouchée est surprenante, elle éclate en bouche comme le ferait un chewing-gum et libère de la sauce. Un petit plus vraiment sympa, comme vous pouvez le voir sur la photo, ce sont ces filaments blancs posés sur la viande. C’est en fait du sel. La serveuse est arrivée avec un bloc de couleur blanche composé de sel et d’un gélifiant qu’elle a travaillé avec une râpe au-dessus de mon plat. Saint-Jacques poêlées, légumes de Joël, émulsion aux crevettes grises, bouchée d’endives caramélisées
Les Saint-Jacques sont très bien cuites, les légumes sont goûteux et croquants. Comme il n’y avait qu’une bouchée magique, c’est donc mon ami qui l’a dégustée. Ca avait l’air assez bon. L’heure du dessert Le dessert est un moment magique et ce, avant sa dégustation. On vient nous chercher pour assister à la préparation du plat. C’est une glace préparée en seulement quelques minutes. On nous présente une crème anglaise (base de toute glace) au sésame et au miel. Puis un pot d’azote liquide. Je vous donne la définition d’après Wikipédia : L’azote liquide est le gaz diazote refroidi en dessous de son point d’ébullition, soit –195,79°C. Il a l’apparence d’un liquide limpide d’où s’échappent des vapeurs blanches. Il est donc, vous l’aurez compris, très froid. En le versant sur la préparation et en mélangeant aussitôt, on obtient donc très rapidement de la crème glacée. Cryo s’more
De retour à table on nous sert ce dessert dressé avec un peu de chocolat et quelques toutes petites guimauves. Côté dégustation, c’est bon ! On sent bien une différence avec une glace préparée en sorbetière. Elle est très froide, plus épaisse, plus compacte et elle fond plus vite en bouche. Pour conclure ce repas, on nous servira aussi des petites meringues à l’azote liquide qui lorsque vous les croquez vous font sortir une fumée blanche et froide par le nez. CONCLUSION Nous avons passé un excellent moment. La cuisine était bonne et surprenante même si je m’attendais à peut-être plus de surprises, notamment sur les plats. Mais les cuissons et les associations étaient judicieuses et les portions très copieuses ! Je reviens sur le foie gras qui était de très bonne qualité. Le service était très bien, on a pris la peine de tout nous expliquer en détail. L’ambiance est aussi bien romantique que chaleureuse, on peut tout à fait venir dîner en couple comme en amis. Le rapport-qualité prix est bon, bien sûr 55 euros c’est une somme (comptez 60 avec un verre de vin) et ce menu mérite à son image de le déguster à une occasion particulière. Mais puisque qu’il n’est disponible qu’en hiver, vous pourrez choisir pour moins cher au final un de ces plats « moléculaires » à la carte. Cuisine 6,5/8 Service 3/4 Ambiance/Déco 2,5/4 Rapport Qualité/Prix 3/4 Total 15/20
Chez Léna et Mimile, 32 rue Tournefort, Paris 5ème. 01 47 07 72 47, ouvert tous les jours, réservation conseillée pour la terrasse en été. Site internet : www.chezlenaetmimile.fr
Le Lundi 16 Février 20091 commentaire(s)
BURGER KING
Quelques photos pour tous les nostalgiques du Biké.
Le Vendredi 13 Février 2009Poster un commentaire
LE LOCH FYNE 12/20
Bath est une merveilleuse petite cité du sud de l’Angleterre, près de Bristol et non loin de la frontière galloise. Je vous conseille vivement d’y faire du tourisme quelques jours, c’est sûrement la plus jolie ville anglaise qui soit. J’y ai donc dîné il y a peu, avec un couple d’amis, Julien et Marie. Adepte du Guide Rouge et du Routard, j’avais repéré quelques adresses. Malheureusement, elles étaient toutes complètes. Il a donc fallu jouer du pifomètre. Et même au hasard ce ne fut pas simple car les Anglais dînent tôt et que nous étions plutôt à l’heure espagnole. Finalement, nous avons été très bien reçus au Loch Fyne. Le Loch Fyne est un restaurant de poissons. Avec pas moins de 46 adresses en Grande-Bretagne, on peut même dire que c’est une chaîne, à cela près que je ne l’ai remarqué qu’après-coup et que la qualité des plats et du service est bien loin de chez Flunch. Le Loch Fyne, dont l’établissement tire son nom, est un lac écossais (en effet en Ecosse on dit « loch » et pas « lake » mais vous le saviez, hein ?). La raison de ce nom est fichtrement simple, tous les poissons, coquillages et crustacés qui sont servis y sont pêchés. Les restaurants Loch Fyne ont pour philosophie de servir des produits frais, récoltés avec soin, ils s’engagent pour la protection des mers et toutes ses formes de vie marine, par exemple en ne pêchant pas d’espèce en voie de disparition.
Comme nous sommes arrivés tard, nous avons été placés près de l’entrée, dommage car plus loin dans la salle on peut disposer d’une vue sympa sur la cuisine ouverte.
Nous commandons une bouteille de vin blanc de Provence cuvée du restaurant (le nom m’a échappé) plutôt décevant. Il faut parfois savoir payer un peu plus pour éviter cela. Voici la carte du restaurant. Attention, les prix sont en livres, cependant cette monnaie a bien baissé.
Tout est écrit en anglais, normal. Nous tentons donc de traduire les énoncés des plats en regroupant nos savoirs et… ça ne va pas bien loin. Sea bass, garlic, rocket et butter (bar, ail, roquette et beurre), ça va, on comprend. Mais bream, halibut et herring, ça devient plus compliqué. Heureusement, la serveuse est gentille et très patiente et prend le temps de nous expliquer tous les plats que nous lui demandons sans aucun agacement. On n’est pas sûr d’avoir absolument tout compris, mais le jeu de mimes entre elle et nous était amusant. Finalement, Julien prend en entrée un saumon fumé classique (bio), Marie, une salade de roquette, romaine, fenouil, tomates et oignon rouge avec une vinaigrette au basilic et à l’ail (que je prendrai également pour accompagner mon poisson). Je ne prends pas d’entrée.
Les deux sont contents. Ce sont des choses assez simples mais elle sont réussies. Ensuite, Julien et moi prenons le bar entier grillé, pommes de terre nouvelles, romarin et beurre aux herbes. Marie prend les filets de brème panés, pesto de roquette et purée à l’ail. Je m’excuse tout de suite pour les photographies, nous avions vraiment très faim et j’ai donc oublié de prendre les photos à temps, les plats sont donc entamés (le bar était vraiment entier, avec la tête et la queue).
Le plat de Marie a l’air sympa, je n’y ai pas goûté mais ça n’a pas l’air de lui avoir déplu. Quant au bar, c’est bon, c’est frais, c’est simple, mais qu’est-ce que c’est copieux ! Nous ne prenons pas de dessert car nous sommes vraiment calés. C’est donc l’heure de l’addition. Comparé à un restaurant équivalent à Paris, ça se tient. Par contre le service n’est pas compris, il faut donc rajouter environ 15%, ce qui augmente tout de même la note.
Conclusion Nous avons passé un agréable moment, nous avons été très bien reçus, on a pris le temps de nous expliquer tout ce que l’on désirait savoir. La cuisine est simple et sans prétention, les produits sont frais et c’est plutôt bon. Un bon point sur la salle qui malgré sa très grande taille réussit à rester chaleureuse. Une bonne valeur si vous ne savez pas où dîner en Angleterre. Cuisine 4/8 Service 3/4 Ambiance/Déco 2,5/4 Rapport qualité/prix 2,5/4 Total 12/20
Le Mercredi 11 Février 2009Poster un commentaire
|
Derniers commentaires
|